Les enduits

Mise en œuvre et composition

La chaux est au cœur de nos réalisations depuis de nombreuses années et est à l’origine de notre savoir faire dans les décors intérieurs. Selon la destination de l’ouvrage, nos enduits sont réalisés à partir de chaux hydraulique ou aérienne. La préparation sur chantier vous garantit d’un mélange sans adjuvant avec l’incorporation de sable de rivière et/ou de tuf pour le respect du bâti ancien. L’application se fait traditionnellement.

Domaine d’application

Ces enduits se destinent tout particulièrement au bâti ancien et de part ses propriétés, il est également recommandé pour la maçonnerie brique. Nous utilisons également la chaux comme liant pour la réalisation d’isolation au mortier de chanvre.

Les Avantages

Les principaux avantages de ce procédé sont:

      • respect du bâti ancien,
      • matériaux respirant,
      • anti-allergène
Le rendu

Plusieurs degrés de finition sont réalisés pour s’adapter à la maçonnerie existante : joints dits « à pierre vue » brossés et grattés à la truelle pour faire apparaître les moellons et enduit taloché fin / feutré ou lissé selon le rendu voulu.

Un peu d’histoire…

Le principe qui consiste à « brûler », calciner une pierre pour en extraire un composant meuble que l’on pourra reconstituer ensuite a probablement été d’abord découvert avec le gypse qui, en étant chauffé (à 150 °C), donne du plâtre. Ce matériau plus facile à obtenir a été découvert avant la chaux, mais des mélanges plâtre et chaux sont utilisés comme support de peinture murale en Égypte dès 2600 ans avant J.-C.

Des constructions en chaux sont ensuite apparues, jusqu’à être utilisées dans toutes les constructions romaines, des habitations aux aqueducs en passant par les thermes. C’est d’ailleurs la chaux qui a donné son nom au calcaire, qui vient du latin calcarius, « qui contient de la chaux » et calcix, la chaux. Les Romains connaissaient un type de chaux hydraulique en y rajoutant des tuiles ou des briques concassées.

Des nombreuses techniques d’application utilisées à l’époque romaine, ont traversé le Moyen Âge. L’utilisation de la chaux est pourtant restée quasiment incontournable dans le bâti jusqu’à la découverte du ciment au milieu du xixe siècle. Il a rapidement remplacé la chaux dans toutes les constructions modernes en raison d’une rigidité plus importante et surtout d’un coût moindre : parpaings de ciment, béton…

La chaux connait au début du xxie siècle un regain d’intérêt. En effet le ciment est incompatible avec la maçonnerie de bâtis anciens en moellons et pierres de taille. Le ciment étant un matériau rigide et imperméable à l’air, il ne convient pas à une maçonnerie traditionnelle qui nécessite de la souplesse et d’être perméable à l’air. La perméabilité à l’air permet à une maçonnerie de s’assécher. L’eau qu’elle absorbe par la pluie ou des remontées capillaires, peut s’évacuer par ses joints à la chaux alors que dans le cas d’un mortier au ciment, le mur ne peut pas s’assécher et conserve l’eau qu’il absorbe ce qui peut entraîner l’apparition de salpêtre, de mousses microscopiques, d’auréoles, de taches, et de coulures. Le ciment doit être employé uniquement dans la mise en œuvre de matériaux eux-mêmes en ciment : parpaing de ciment, carrelage…